Science économique
La section Science économique édite un traité d'économie politique objective (EPO). La filiation et les trois ambitions de cet ouvrage le rendent à ce jour sans équivalent. Cette filiation est L'essai de réhabilitation par lequel Paul Fabra a établi la possibilité et la nécessité d'une reconstruction d'une théorie économique de base scientifiquement recevable et politiquement viable. La forme donnée à ce traité ajoute à ces deux ambitions cette troisième : être didactiquement exploitable sans en trahir la logique.
- Introduction à l'économie de plein échange
- Propos liminaires
- Propositions premières de science économique
- Chapitre 1 - L'économie
- 1.1. La pensée économique doit utiliser des définitions au sens de ce concept en logique mathématique.
- 1.2. Qualifions de marchand tout échange dont l'un des termes est un service rendu ou une propriété autre qu'une quantité de monnaie et l'autre terme, en contrepartie, une quantité de monnaie ou une autre propriété ou un service rendu.
- 1.3. Tout don, volontaire ou forcé, d'une quantité de monnaie ou d'une autre propriété ayant une valeur marchande est un transfert d'un terme d'échange marchand.
- 1.4. L'économie définie n'a pour objet que ce qui est spécifique aux échanges marchands et aux transferts de termes de ces échanges.
- 1.5. Le champ de l’économie définie comporte deux productions seulement et aucune consommation.
- 1.6. L'économie doit être d'abord étudiée sous l'hypothèse de la perfection monétaire.
- 1.7. Convenons de distinguer, en tant qu'échelles d'observation des phénomènes économiques, la mésonomie, la macronomie et la micronomie.
- 1.8. La finalité majeure de la théorie économique est politique.
- 1.9. L'ensemble des pratiques économiques amorales est, comme l'ensemble des pratiques scientifiques et des techniques amorales, vide.
- 1.10. Il faut que l'assainissement de l'économie soit permanent.
- 1.11. Le progrès économique est qualitatif.
- 1.12. La baisse tendancielle des taux de croissance est normale.
- Chapitre 2 - La marchandise
- 2.1. Toute marchandise est le produit d'une dépense d'énergie humaine.
- 2.2. Le travail en tant que dépense d'énergie humaine n'est pas une marchandise.
- 2.3. La marchandise primaire est le travail en tant que produit d'une dépense d'énergie humaine.
- 2.4. Une marchandise comprend toujours la fourniture d'un service et parfois d'un bien.
- 2.5. Une marchandise possède une valeur d'usage et une valeur d'échange.
- 2.6. Les monnaies ayant cours ne sont pas des marchandises.
- 2.7. Les moyens élémentaires de toute production humaine sont : du savoir accumulé, des ressources naturelles, du travail nouveau.
- 2.8. Aucun des moyens élémentaires de production n'est une marchandise.
- 2.9. Une marchandise est un objet qui a été mis en vente et qui n'a pas encore trouvé preneur.
- 2.10. En résumé, une marchandise est un objet qui a quatre propriétés.
- 2.11. Les marchandises ne sont échangées que contre d'autres marchandises bien que, le plus souvent, par monnaie interposée.
- 2.12. ll existe, en première division, deux sous-ensembles de marchandises : les marchandises élémentaires, les marchandises composées.
- 2.13. Il y a deux catégories de marchandises élémentaires, les unes fournies par des épargnants, les autres par des travailleurs.
- 2.14. Production des marchandises composées et marchandise primaire
- 2.15. Les entreprises ne vendent que des marchandises composées.
- 2.16. Les marchandises élémentaires ne sont vendues que par les particuliers.
- 2.17. Seuls les particuliers et les associations non commerciales perçoivent des revenus et épargnent.
- 2.18. L'ensemble des marchandises élémentaires constitué par des placements d’épargne comporte deux sous-ensembles qui ont respectivement pour contrepartie des intérêts et des profits.
- 2.19. Il y a deux sortes de marchandises composées : les marchandises rares et les marchandises industrielles.
- 2.20. Les marchandises industrielles sont pour les unes produites en série et pour les autres dupliquées en série.
- 2.21. L'ensemble des marchandises comporte six sous-ensembles homogènes.
- 2.22. L'ensemble des échanges marchands comporte autant de sous-ensembles homogènes que l'ensemble des marchandises.
- 2.23. C’est après avoir étudié les mécanismes de formation des prix de chacune des six catégories homogènes de marchandises qu’il convient de chercher si tous les prix ont davantage en commun que d'être des valeurs d'échange marchand.
- 2.24. La dynamique que la pratique des échanges marchands tend à établir résulte de la formation des prix de chacune des six catégories homogènes de marchandises.
- 2.25. Clarifications sur l'usage des mots «prix» et «coût»
- 2.26. Toute valeur d’échange, en contrepartie marchande, étant ce qu’il est convenu d’appeler un prix, tout salaire et tout profit est un prix.
- Chapitre 3 - L'entreprise
- 3.1. L'entreprise est la seule entité qui n'existe que pour la pratique d'échanges marchands.
- 3.2. Les entreprises ne sont pas inéluctablement asservies à un maximum à l'avantage de leurs propriétaires ou dirigeants.
- 3.3. Les principales responsabilités de l'entrepreneur sont économiques et ce faisant sociales.
- 3.4. L'entreprise est la seule entité qui doit tout ce qu'elle possède.
- 3.5. L'entreprise n’est pas économiquement un sujet fiscal.
- 3.6. Seules les entreprises vendent des marchandises composées.
- 3.7. La « valeur ajoutée » peut aussi bien être appelée « valeur élémentaire ».
- 3.8. Un seul échange marchand n’a pour coéchangistes qu’une entreprise et qui la possède.
- Chapitre 4 - La comptabilité
- 4.1. La théorie générale de la comptabilité économique est mésonomique.
- 4.2. Au commencement logique de la comptabilité économique se trouve la distinction entre stocks et flux.
- 4.3. Les stocks d'une entité mésonomique sont de deux sortes : de financement et d'investissements.
- 4.4. Les stocks de financement d'une entité sont de deux sortes : fonds non emprunté et fonds empruntés.
- 4.5. Le stock des investissements d'une entité comporte souvent des placements et presque toujours des équipements.
- 4.6. La synthèse des comptes de stock est appelée "bilan".
- 4.7. La synthèse des "produits" et des "charges" est appelée "compte de résultat".
- 4.8. Les amortissements d'équipement n'ont leur pleine raison d'être qu'en entreprise.
- Chapitre 5 - Le capital
- 5.1. N’appelons « capital » que le financement à proprement parler permanent fourni directement à une entreprise par un épargnant au moins.
- 5.2. Est à proprement parler «permanent» ce qui dure jusqu'à la fin.
- 5.3. L'emploi univoque du substantif «capital» est possible et désirable.
- 5.4. Appelons « quasi-capital » un financement permanent d'entreprise ne provenant pas directement d'un épargnant au moins.
- 5.5. Crédit finançant une entreprise et capital sont des contraires.
- 5.6. Le taux de capitalisation d’une entreprise importe plus que le montant de son capital.
- 5.7. Un capital social est celui d’une société commerciale.
- 5.8. Appelons « actions restituables » les actions dont le seul mode de liquidation est leur remboursement par l’entreprise qui les a émises.
- 5.9. Appelons « actions négociables » celles dont le mode de liquidation le plus usuel est leur vente à un repreneur.
- 5.10. Des normes relatives au capital participent à l’assainissement permanent de l’économie de marché.
- 5.11. Il y a quatre régimes économiques de base.
- Chapitre 6 - Le profit
- 6.1. N’appelons « profit » que le revenu de la propriété ou de la copropriété d’une entreprise.
- 6.2. Le profit se réduit au quotient appelé « dividende » dans le cas des entreprises en copropriété.
- 6.3. Le profit, toujours servi par une entreprise, dépend et se distingue des bénéfices de cette entreprise.
- 6.4. Le profit a, lui aussi, pour nécessité celle du service dont il est la contrepartie marchande.
- 6.5. La distribution de la totalité des bénéfices des entreprises est sensée.
- 6.6. La normalisation de la publicité des taux de profit sur capital améliore l’organisation du marché du capital.
- 6.7. Disons de l’un des taux de profit qu’il est une « rentabilité » et de l’autre une « profitabilité ».
- 6.8. La publicité des taux moyens de profit sur capital incombe aux pouvoirs publics.
- Chapitre 7 - L'emploi
- 7.1. L’aspiration économique socialement primordiale a pour objet l’emploi.
- 7.2. Les augmentations de capital sont le moyen le plus sain d’augmentation par les entreprises du nombre d’emplois.
- 7.3. L’existence d’une relation entre stock national de capital et état de l’emploi est certaine.
- 7.4. Le niveau du stock national de capital peut être le principal déterminant de la hauteur du stock d’emplois.
- 7.5. La variation du taux moyen de profit sur capital participe à la variation du stock de capital.
- 7.6. L’état de l’emploi tend à être un déterminant principal de la variation du taux moyen de profit sur capital.
- 7.7. Des réformes systémiques rendent la relation EPCE plus efficiente.
- 7.8. Par la relation EPCE, le capitalisme libéral comporte un dispositif permanent de relance.
- 7.9. Trois réformes qui rendent la relation EPCE plus efficiente renforcent la tendance à l’égalisation des taux de profit sur capital.
- 7.10. La relation EPCE ne détermine qu’en partie la hauteur, à chaque instant, du taux moyen de profit sur capital.
- 7.11. Deux règles de gestion des finances publiques sont favorables à l’emploi.
- Chapitre 8 - La répartition
- 8.1. Appelons revenu global la somme du revenu total des placements d'épargne et du revenu total du travail.
- 8.2. Le revenu total des placements peut être rendu suffisant.
- 8.3. Deux refus d’évolution sur longue période gouvernent la répartition du revenu global.
- 8.4. Le revenu total du travail tend à être ce qui reste du revenu global après constitution du revenu total des placements.
- 8.5. Une autre équation règle la répartition du revenu global.
- 8.6. N’appelons « rentabilité » qu’un taux de revenu ou de marge sur stock.
- 8.7. N’appelons « productivité » qu’un rapport entre un flux, autre qu’une marge, et un stock.
- 8.8. N’appelons « profitabilité » qu’un taux de revenu ou de marge sur flux.
- 8.9. Appelons « relation RPP’ » le fait que toute rentabilité est égale à une productivité multipliée par une profitabilité.
- 8.10. Trois variables déterminent le revenu total du travail : le revenu global, la rentabilité et la productivité des placements.
- 8.11. La tendance de longue période de la rentabilité des placements est à la stabilité.
- 8.12. La tendance de longue période de la productivité des placements est à la hausse.
- 8.13. La tendance de longue période de la profitabilité du revenu global est à la baisse.
- 8.14. La dynamique de la répartition du revenu global rend possible la maximisation du revenu total du travail.
- 8.15. Le revenu global vient au premier rang des agrégats macronomiques les plus significatifs.
- Chapitre 9 - Le salaire
- 9.1. Appelons « salaire » tout revenu du travail et rien que du revenu du travail.
- 9.2. L’état de salarié n’est pas économiquement défini par un lien de subordination.
- 9.3. Les salaires moyens nationaux ne résultent pas d’un ajustement entre l’offre et la demande d’emplois.
- 9.4. La part patronale des cotisations qui ont pour assiette du salaire est une fiction dommageable.
- 9.5. Rendre les salaires comparables au sein d’un pays améliore le fonctionnement du marché de l’emploi.
- 9.6. Les écarts de salaires horaires règlent la répartition du revenu total du travail.
- 9.7. C’est à la subjectivité collective qu’il revient de régler la répartition du revenu total du travail.
- 9.8. L’ajustement, par le prix, de l’offre et de la demande d’emplois n’intervient que complémentairement dans la fixation des salaires.
- 9.9. La compensation de la faiblesse des bas salaires par de la redistribution est temporaire.
- 9.10. Les subventions à l'emploi renforcent des incapacités collectives et faussent des prix particulièrement importants.
- Chapitre 10 - L'intérêt
- 10.1. Appelons constamment « intérêt » et « profit » les rémunérations respectives de la fourniture d’un crédit et d’un placement en capital.
- 10.2. Supposons établie la volonté politique d’un fort Taux Moyen National de Capitalisation, TMNC.
- 10.3. Supposons instaurée la publication périodique du Taux Moyen National de Profit, TMNP.
- 10.4. Un fort TMNC est favorisé par le financement de la dette publique au seul moyen d’un livret rémunéré à un taux inférieur au TMNP.
- 10.5. Un fort TMNC est favorisé quand les intérêts versés aux épargnants sont à des taux inférieurs au TMNP.
- 10.6. Un fort TMNC est favorisé quand les intérêts facturés par les entreprises sont à des taux supérieurs au TMNP.
- 10.7. La centralisation de la création monétaire implique un renforcement de la réglementation financière.
- Chapitre 11 - Les prix
- 11.1. Seuls les prix de vente des entreprises, à l’exclusion des fournitures de crédits, font l’objet de ce chapitre.
- 11.2. La loi de l'offre et de la demande ne détermine exclusivement ou principalement que certains de ces prix.
- 11.3. Dans une entreprise de droit, il y a presque toujours une arborescence de filiales de fait.
- 11.4. Les filiales de fait produisent des ventes, ont des coûts directs, dégagent une marge directe.
- 11.5. L’existence de filiales de fait et de services généraux entraîne celle de coûts communs.
- 11.6. La répartition des coûts des ateliers internes fournissant plusieurs filiales de fait a pour clé objective les quantités fournies.
- 11.7. Les filiales de fait ont des actifs directs, tous très exactement financés de la même façon.
- 11.8. Des profitabilités, productivités et rentabilités directes sont de même appartenance.
- 11.9. La concurrence est faussée quand elle n’a pas pour effet de réduire l’inégalité des rentabilités directes de même appartenance.
- 11.10. La clé objective de répartition des coûts communs est au prorata des actifs directs.
- 11.11. L’égalisation volontaire des rentabilités de même appartenance améliore la sécurité de l’emploi et celle du placement en capital.
- 11.12. Les entreprises qui s’appliquent à vendre aux prix les plus justes font reculer l’addiction aux prix malins.
- Chapitre 12 - La monnaie
- 12.1. Une monnaie administrée par une banque centrale est désormais gagée par l’état de l’économie dont cette banque est une institution.
- 12.2. Aux pays qui font monnaie commune, il faut un fort tronc commun de politique économique.
- 12.3. La croissance d’abord par des placements directs en augmentations de capital social est un élément majeur de politique économique.
- 12.4. La gestion du prélèvement public par les mêmes règles est un élément majeur de politique économique.
- 12.5. La répartition assumée du revenu total du travail par les inégalités de salaires est un élément majeur de politique économique.
- 12.6. La concurrence faite réductrice des rentabilités de même appartenance est un élément majeur de politique économique.
- 12.7. Les taux de change entre les monnaies A, B etc. varient d’autant moins que ces éléments majeurs articulent les politiques économiques des pays ou zones monétaires A, B etc.
- Appendices
- AP1 - L'entreprise de Paul Fabra
- AP2 - Le chantier de l'économie politique objective
- AP3 - L’exception antilibérale française
- C101 - Autres considérations initiales de méthode
- C109 - Dialogue sur l’économie et la morale
- C111 - Lettre ouverte à Dieu et au Diable, objet : l’économie
- C301 - Le contrepoids à l'abus des fins personnelles
- C701 - L’égalisation des rentabilités internes
- Chapitre 1 - L'économie
- Schémas conceptuels
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Hors sentier battu
En Science économique / L’économie, les énoncés des propositions 1.4 et 1.5 comportent maintenant l’expression « économie définie ». Je m’aperçois, en effet, qu’une indication retrouvable sur le site s’impose : pour être à l’aise en EPO (économie politique objective), il faut être résolument entré de plain-pied en économie définie.
Il ne suffit pas de montrer que cette entrée est possible et féconde pour être cru et suivi par de plus en plus nombreux convertis. Actuellement et possiblement pour bien longtemps encore, ces conversions ne peuvent être que très exceptionnelles. Voici pourquoi.
En première analyse, il y a le monopole de l’économie indéfinie. Son champ, aux limites en trompe l’œil, est ce qu’une tradition, sanctionnée par des diplômes et célébrée par des distinctions prestigieuses, appelle « économique » et qui ou bien est hors du périmètre de l’économie définie, ou bien dans le périmètre mais sous une forme qui à l’analyse se révèle indéfinie. Hors de ce périmètre, il y a notamment rien moins que la plus grosse part de la production et la totalité de la consommation (proposition 1.5). Dans le périmètre, il y a notamment des acceptions prises pour des définitions qui, en logique des ensembles non flous, n’en sont pas (proposition 1.1) ; ce qui a de lourdes conséquences méthodologiques (épistémologiques) et pragmatiques (au sens de qui est adapté à l’action sur le réel, qui concerne la vie courante) : la quasi-totalité du vocabulaire économique est encore dans cet état !
Un fait en découle. Actuellement et possiblement pour bien longtemps encore, les seuls individus qui peuvent entrer dans le champ de l’économie définie et le cultiver, sans pousser à en refaire une parcelle de l’économie indéfinie, ont une qualité que le mathématicien, logicien et philosophe anglais Alfred North Whitehead (1861-1947) a située en ces termes (cités par Fabra mais seulement verbatim en épigraphe de l’édition américaine de son essai de réhabilitation de l’économie politique objective) : « It requires a very unusual mind to undertake the analysis of the obvious » ; en français et de façon partiellement imagée : c’est hors d’un sentier battu que les évidences se révèlent et se renouvellent.
Cette qualité étant ‘very unusual’, très exceptionnelle – en l’occurrence d’autant plus qu’il la faut disposée à se dévouer ès affaires économiques faramineusement encombrées de positions idéologiques – ; cette qualité étant très exceptionnelle, les premiers pionniers accompliront un exploit en parvenant à transmettre le flambeau à un effectif de nés après eux au moins égal au leur ; ces autres accompliront un exploit en transmettant à plus nombreux puinés qu’eux ; etc.
Ces accomplissements ont pour but la migration d’un camp de base à un autre, au final par la force d’arguments d’autorité poussant au remplacement d’un conformisme par un autre. Il le faut, ce but, parce que le maintien en économie indéfinie du camp de base prive inévitablement de la précision nécessaire à la compréhension de ce qui est propre à l’économie définie, ainsi qu’à la prescription des progrès concrets que cette compréhension rend réalisables – le champ de l’EPO.
Rien ne permet d’exclure l’improbable. Du jour au lendemain, un événement peut changer tellement la donne que la percée académique et médiatique de l’EPO en résulte, se produisant telle une révolution de longue date en gestation. Par exemple, un publiciste talentueux et attendu dans ce registre fait ses choux gras de ce que le site de l’Atelier Paul Fabra met à la disposition de qui veut en prendre connaissance ; son livre acquiert en une génération ou deux une renommée semblable à La Richesse des Nations d’Adam Smith ou à la Théorie générale de Keynes. Ou encore une instance de grande notoriété, tel qu’un parti ou un syndicat, décide après consultations internes de faire entrer dans son « logiciel » l’EPO et de le faire savoir par médias interposés. Etc.
Mais soyons réalistes. Faute d’avoir non seulement prise sur de tels évènements mais aussi de vouloir l’avoir, la seule chose qui puisse être faite pour la percée de l’EPO est d’augmenter la probabilité d’un avènement actuellement improbable.
À cette fin, il importe beaucoup de gaspiller jour après jour le moins possible d’énergie et de temps en tentatives vouées à l’échec parce qu’elles procèdent de vues trop optimistes sur la recevabilité actuelle de l’EPO. Mieux vaut actuellement et aussi longtemps qu’il le faudra, prioritairement travailler le fond et son expression, en se contentant, par internet et d’autres moyens de diffusion, de tenir la porte grande ouverte à tout francophone apte à cheminer hors du réseau des sentiers différemment balisés, selon leurs obédiences idéologiques, de l’économie indéfinie – apte à cheminer en économie définie à cause des évidences probantes qu’elle révèle et renouvelle..
Aux appréciations et suggestions des autres destinataires du bulletin qui ne parviennent pas encore à entrer de plain-pied en économie définie et qui, cela dépend entièrement de chacun d’eux, peut-être n’y parviendront jamais, la civilité et l’efficacité, c’est-à-dire la concentration sur l’essentiel, commandent de répondre promptement et cordialement mais laconiquement. Jusqu’à présent, trop optimiste et prosélyte, je ne m’y suis pas assez astreint.