Propositions premières de science économique
Ce traité d'économie politique objective est en cours de réécriture : voir commentaire au-dessous du sommaire déroulant.
- Chapitre 1 - L'économie
- 1.1. La pensée économique doit utiliser des définitions au sens de ce concept en logique mathématique.
- 1.2. Qualifions de marchand tout échange dont l'un des termes est un service rendu ou une propriété autre qu'une quantité de monnaie et l'autre terme, en contrepartie, une quantité de monnaie ou une autre propriété ou un service rendu.
- 1.3. Tout don, volontaire ou forcé, d'une quantité de monnaie ou d'une autre propriété ayant une valeur marchande est un transfert d'un terme d'échange marchand.
- 1.4. L'économie définie n'a pour objet que ce qui est spécifique aux échanges marchands et aux transferts de termes de ces échanges.
- 1.5. Le champ de l’économie définie comporte deux productions seulement et aucune consommation.
- 1.6. L'économie doit être d'abord étudiée sous l'hypothèse de la perfection monétaire.
- 1.7. Convenons de distinguer, en tant qu'échelles d'observation des phénomènes économiques, la mésonomie, la macronomie et la micronomie.
- 1.8. La finalité majeure de la théorie économique est politique.
- 1.9. L'ensemble des pratiques économiques amorales est, comme l'ensemble des pratiques scientifiques et des techniques amorales, vide.
- 1.10. Il faut que l'assainissement de l'économie soit permanent.
- 1.11. Le progrès économique est qualitatif.
- 1.12. La baisse tendancielle des taux de croissance est normale.
- Chapitre 2 - La marchandise
- 2.1. Toute marchandise est le produit d'une dépense d'énergie humaine.
- 2.2. Le travail en tant que dépense d'énergie humaine n'est pas une marchandise.
- 2.3. La marchandise primaire est le travail en tant que produit d'une dépense d'énergie humaine.
- 2.4. Une marchandise comprend toujours la fourniture d'un service et parfois d'un bien.
- 2.5. Une marchandise possède une valeur d'usage et une valeur d'échange.
- 2.6. Les monnaies ayant cours ne sont pas des marchandises.
- 2.7. Les moyens élémentaires de toute production humaine sont : du savoir accumulé, des ressources naturelles, du travail nouveau.
- 2.8. Aucun des moyens élémentaires de production n'est une marchandise.
- 2.9. Une marchandise est un objet qui a été mis en vente et qui n'a pas encore trouvé preneur.
- 2.10. En résumé, une marchandise est un objet qui a quatre propriétés.
- 2.11. Les marchandises ne sont échangées que contre d'autres marchandises bien que, le plus souvent, par monnaie interposée.
- 2.12. ll existe, en première division, deux sous-ensembles de marchandises : les marchandises élémentaires, les marchandises composées.
- 2.13. Il y a deux catégories de marchandises élémentaires, les unes fournies par des épargnants, les autres par des travailleurs.
- 2.14. Production des marchandises composées et marchandise primaire
- 2.15. Les entreprises ne vendent que des marchandises composées.
- 2.16. Les marchandises élémentaires ne sont vendues que par les particuliers.
- 2.17. Seuls les particuliers et les associations non commerciales perçoivent des revenus et épargnent.
- 2.18. L'ensemble des marchandises élémentaires constitué par des placements d’épargne comporte deux sous-ensembles qui ont respectivement pour contrepartie des intérêts et des profits.
- 2.19. Il y a deux sortes de marchandises composées : les marchandises rares et les marchandises industrielles.
- 2.20. Les marchandises industrielles sont pour les unes produites en série et pour les autres dupliquées en série.
- 2.21. L'ensemble des marchandises comporte six sous-ensembles homogènes.
- 2.22. L'ensemble des échanges marchands comporte autant de sous-ensembles homogènes que l'ensemble des marchandises.
- 2.23. C’est après avoir étudié les mécanismes de formation des prix de chacune des six catégories homogènes de marchandises qu’il convient de chercher si tous les prix ont davantage en commun que d'être des valeurs d'échange marchand.
- 2.24. La dynamique que la pratique des échanges marchands tend à établir résulte de la formation des prix de chacune des six catégories homogènes de marchandises.
- 2.25. Clarifications sur l'usage des mots «prix» et «coût»
- 2.26. Toute valeur d’échange, en contrepartie marchande, étant ce qu’il est convenu d’appeler un prix, tout salaire et tout profit est un prix.
- Chapitre 3 - L'entreprise
- 3.1. L'entreprise est la seule entité qui n'existe que pour la pratique d'échanges marchands.
- 3.2. Les entreprises ne sont pas inéluctablement asservies à un maximum à l'avantage de leurs propriétaires ou dirigeants.
- 3.3. Les principales responsabilités de l'entrepreneur sont économiques et ce faisant sociales.
- 3.4. L'entreprise est la seule entité qui doit tout ce qu'elle possède.
- 3.5. L'entreprise n’est pas économiquement un sujet fiscal.
- 3.6. Seules les entreprises vendent des marchandises composées.
- 3.7. La « valeur ajoutée » peut aussi bien être appelée « valeur élémentaire ».
- 3.8. Un seul échange marchand n’a pour coéchangistes qu’une entreprise et qui la possède.
- Chapitre 4 - La comptabilité
- 4.1. La théorie générale de la comptabilité économique est mésonomique.
- 4.2. Au commencement logique de la comptabilité économique se trouve la distinction entre stocks et flux.
- 4.3. Les stocks d'une entité mésonomique sont de deux sortes : de financement et d'investissements.
- 4.4. Les stocks de financement d'une entité sont de deux sortes : fonds non emprunté et fonds empruntés.
- 4.5. Le stock des investissements d'une entité comporte souvent des placements et presque toujours des équipements.
- 4.6. La synthèse des comptes de stock est appelée "bilan".
- 4.7. La synthèse des "produits" et des "charges" est appelée "compte de résultat".
- 4.8. Les amortissements d'équipement n'ont leur pleine raison d'être qu'en entreprise.
- Chapitre 5 - Le capital
- 5.1. N’appelons « capital » que le financement à proprement parler permanent fourni directement à une entreprise par un épargnant au moins.
- 5.2. Est à proprement parler «permanent» ce qui dure jusqu'à la fin.
- 5.3. L'emploi univoque du substantif «capital» est possible et désirable.
- 5.4. Appelons « quasi-capital » un financement permanent d'entreprise ne provenant pas directement d'un épargnant au moins.
- 5.5. Crédit finançant une entreprise et capital sont des contraires.
- 5.6. Le taux de capitalisation d’une entreprise importe plus que le montant de son capital.
- 5.7. Un capital social est celui d’une société commerciale.
- 5.8. Appelons « actions restituables » les actions dont le seul mode de liquidation est leur remboursement par l’entreprise qui les a émises.
- 5.9. Appelons « actions négociables » celles dont le mode de liquidation le plus usuel est leur vente à un repreneur.
- 5.10. Des normes relatives au capital participent à l’assainissement permanent de l’économie de marché.
- 5.11. Il y a quatre régimes économiques de base.
- Chapitre 6 - Le profit
- 6.1. N’appelons « profit » que le revenu de la propriété ou de la copropriété d’une entreprise.
- 6.2. Le profit se réduit au quotient appelé « dividende » dans le cas des entreprises en copropriété.
- 6.3. Le profit, toujours servi par une entreprise, dépend et se distingue des bénéfices de cette entreprise.
- 6.4. Le profit a, lui aussi, pour nécessité celle du service dont il est la contrepartie marchande.
- 6.5. La distribution de la totalité des bénéfices des entreprises est sensée.
- 6.6. La normalisation de la publicité des taux de profit sur capital améliore l’organisation du marché du capital.
- 6.7. Disons de l’un des taux de profit qu’il est une « rentabilité » et de l’autre une « profitabilité ».
- 6.8. La publicité des taux moyens de profit sur capital incombe aux pouvoirs publics.
- Chapitre 7 - L'emploi
- 7.1. L’aspiration économique socialement primordiale a pour objet l’emploi.
- 7.2. Les augmentations de capital sont le moyen le plus sain d’augmentation par les entreprises du nombre d’emplois.
- 7.3. L’existence d’une relation entre stock national de capital et état de l’emploi est certaine.
- 7.4. Le niveau du stock national de capital peut être le principal déterminant de la hauteur du stock d’emplois.
- 7.5. La variation du taux moyen de profit sur capital participe à la variation du stock de capital.
- 7.6. L’état de l’emploi tend à être un déterminant principal de la variation du taux moyen de profit sur capital.
- 7.7. Des réformes systémiques rendent la relation EPCE plus efficiente.
- 7.8. Par la relation EPCE, le capitalisme libéral comporte un dispositif permanent de relance.
- 7.9. Trois réformes qui rendent la relation EPCE plus efficiente renforcent la tendance à l’égalisation des taux de profit sur capital.
- 7.10. La relation EPCE ne détermine qu’en partie la hauteur, à chaque instant, du taux moyen de profit sur capital.
- 7.11. Deux règles de gestion des finances publiques sont favorables à l’emploi.
- Chapitre 8 - La répartition
- 8.1. Appelons revenu global la somme du revenu total des placements d'épargne et du revenu total du travail.
- 8.2. Le revenu total des placements peut être rendu suffisant.
- 8.3. Deux refus d’évolution sur longue période gouvernent la répartition du revenu global.
- 8.4. Le revenu total du travail tend à être ce qui reste du revenu global après constitution du revenu total des placements.
- 8.5. Une autre équation règle la répartition du revenu global.
- 8.6. N’appelons « rentabilité » qu’un taux de revenu ou de marge sur stock.
- 8.7. N’appelons « productivité » qu’un rapport entre un flux, autre qu’une marge, et un stock.
- 8.8. N’appelons « profitabilité » qu’un taux de revenu ou de marge sur flux.
- 8.9. Appelons « relation RPP’ » le fait que toute rentabilité est égale à une productivité multipliée par une profitabilité.
- 8.10. Trois variables déterminent le revenu total du travail : le revenu global, la rentabilité et la productivité des placements.
- 8.11. La tendance de longue période de la rentabilité des placements est à la stabilité.
- 8.12. La tendance de longue période de la productivité des placements est à la hausse.
- 8.13. La tendance de longue période de la profitabilité du revenu global est à la baisse.
- 8.14. La dynamique de la répartition du revenu global rend possible la maximisation du revenu total du travail.
- 8.15. Le revenu global vient au premier rang des agrégats macronomiques les plus significatifs.
- Chapitre 9 - Le salaire
- 9.1. Appelons « salaire » tout revenu du travail et rien que du revenu du travail.
- 9.2. L’état de salarié n’est pas économiquement défini par un lien de subordination.
- 9.3. Les salaires moyens nationaux ne résultent pas d’un ajustement entre l’offre et la demande d’emplois.
- 9.4. La part patronale des cotisations qui ont pour assiette du salaire est une fiction dommageable.
- 9.5. Rendre les salaires comparables au sein d’un pays améliore le fonctionnement du marché de l’emploi.
- 9.6. Les écarts de salaires horaires règlent la répartition du revenu total du travail.
- 9.7. C’est à la subjectivité collective qu’il revient de régler la répartition du revenu total du travail.
- 9.8. L’ajustement, par le prix, de l’offre et de la demande d’emplois n’intervient que complémentairement dans la fixation des salaires.
- 9.9. La compensation de la faiblesse des bas salaires par de la redistribution est temporaire.
- 9.10. Les subventions à l'emploi renforcent des incapacités collectives et faussent des prix particulièrement importants.
- Chapitre 10 - L'intérêt
- 10.1. Appelons constamment « intérêt » et « profit » les rémunérations respectives de la fourniture d’un crédit et d’un placement en capital.
- 10.2. Supposons établie la volonté politique d’un fort Taux Moyen National de Capitalisation, TMNC.
- 10.3. Supposons instaurée la publication périodique du Taux Moyen National de Profit, TMNP.
- 10.4. Un fort TMNC est favorisé par le financement de la dette publique au seul moyen d’un livret rémunéré à un taux inférieur au TMNP.
- 10.5. Un fort TMNC est favorisé quand les intérêts versés aux épargnants sont à des taux inférieurs au TMNP.
- 10.6. Un fort TMNC est favorisé quand les intérêts facturés par les entreprises sont à des taux supérieurs au TMNP.
- 10.7. La centralisation de la création monétaire implique un renforcement de la réglementation financière.
- Chapitre 11 - Les prix
- 11.1. Seuls les prix de vente des entreprises, à l’exclusion des fournitures de crédits, font l’objet de ce chapitre.
- 11.2. La loi de l'offre et de la demande ne détermine exclusivement ou principalement que certains de ces prix.
- 11.3. Dans une entreprise de droit, il y a presque toujours une arborescence de filiales de fait.
- 11.4. Les filiales de fait produisent des ventes, ont des coûts directs, dégagent une marge directe.
- 11.5. L’existence de filiales de fait et de services généraux entraîne celle de coûts communs.
- 11.6. La répartition des coûts des ateliers internes fournissant plusieurs filiales de fait a pour clé objective les quantités fournies.
- 11.7. Les filiales de fait ont des actifs directs, tous très exactement financés de la même façon.
- 11.8. Des profitabilités, productivités et rentabilités directes sont de même appartenance.
- 11.9. La concurrence est faussée quand elle n’a pas pour effet de réduire l’inégalité des rentabilités directes de même appartenance.
- 11.10. La clé objective de répartition des coûts communs est au prorata des actifs directs.
- 11.11. L’égalisation volontaire des rentabilités de même appartenance améliore la sécurité de l’emploi et celle du placement en capital.
- 11.12. Les entreprises qui s’appliquent à vendre aux prix les plus justes font reculer l’addiction aux prix malins.
- Chapitre 12 - La monnaie
- 12.1. Une monnaie administrée par une banque centrale est désormais gagée par l’état de l’économie dont cette banque est une institution.
- 12.2. Aux pays qui font monnaie commune, il faut un fort tronc commun de politique économique.
- 12.3. La croissance d’abord par des placements directs en augmentations de capital social est un élément majeur de politique économique.
- 12.4. La gestion du prélèvement public par les mêmes règles est un élément majeur de politique économique.
- 12.5. La répartition assumée du revenu total du travail par les inégalités de salaires est un élément majeur de politique économique.
- 12.6. La concurrence faite réductrice des rentabilités de même appartenance est un élément majeur de politique économique.
- 12.7. Les taux de change entre les monnaies A, B etc. varient d’autant moins que ces éléments majeurs articulent les politiques économiques des pays ou zones monétaires A, B etc.
- Appendices
- AP1 - L'entreprise de Paul Fabra
- AP2 - Le chantier de l'économie politique objective
- AP3 - L’exception antilibérale française
- C101 - Autres considérations initiales de méthode
- C109 - Dialogue sur l’économie et la morale
- C111 - Lettre ouverte à Dieu et au Diable, objet : l’économie
- C301 - Le contrepoids à l'abus des fins personnelles
- C701 - L’égalisation des rentabilités internes
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Réécriture en cours
La réécriture en cours a commencé, début 2010, par le chapitre 3, L'entreprise, la comptabilité. Elle porte actuellement sur le chapitre 4, Le capital, le profit, l'emploi. Elle se poursuivra en calant sur la même forme les chapitres 5 à 7 puis 1 et 2.
Cette progression va de pair avec celle des épisodes du feuilleton de science économique que le bulletin diffuse, tous les douze jours environ.
Quand cette série sera terminée un feuilleton de politique économique commencera. La progression de ce feuilleton ira de pair avec la refonte de la partie Politique économique qui prendra la forme de Propositions majeures de politique économique.
C'est maintenant du chapitre 1 au chapitre 4 que le sommaire ci-dessus déroule l'énoncé complet de chaque proposition. Le lien constitué par cet énoncé : a) ouvre ou ferme un sous-menu quand l'énoncé est précédé d'un traingle,b) ouvre la page des arguments placés à l'appui de ce que la proposition affirme quand l'énoncé est précédé d'un petit rond.
Quand la fin du feuilleton de science économique sera devenue assez proche, nous mettrons à l'étude la mise en place d'un automate d'envoi de liens. Le premier lien sera par défaut celui qui donne accès à l'argumentation de la proposition 1.1. L'utilisateur, après avoir éventuellement modifié ce choix au moyen d'une liste déroulante, paramétrera une périodicité exprimée en nombre de jours. La désinscription et la réinscription resteront à tout instant ouvertes.
Avancement
Le montage sur le site de la réécriture du chapitre 7, L'emploi, est terminée. Celui du chapitre 8, La répartition, est à ce jour partiel. Il est prévu qu'il soit terminé en août 2011.